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PALABRES – TROISIÈME ESCALE© Amit Jung KC

PALABRES – TROISIÈME ESCALE

« Créer c’est résister, résister c’est créer » - Quels horizons pour Errobiko Festibala ?

SAM · 14h00 · ZABALOA

Depuis 2021 et la disparition de Maite Achiary-Etchemendy, présidente historique du festival, une nouvelle génération a officiellement pris le relais.

Passionnée par les arts et par tous les questionnements soulevés par Errobiko Festibala, Maite était également une militante féministe. C’est grâce à elle que la présence des femmes sur les plateaux artistiques est devenue une question centrale dès 1996. C’est aussi grâce à elle que cet héritage fait aujourd’hui partie intégrante de l’identité du festival.

Les héritages sont nombreux — artistiques, philosophiques, sociétaux, linguistiques, politiques, etc. — et les défis relevés, comme les enjeux qu’ils soulèvent, demeurent au cœur du débat.

« Créer, c’est résister. Résister, c’est créer. »
Stéphane Hessel

Dans un contexte international, national et régional marqué par la montée du repli sur soi, de la xénophobie et de la violence ; dans un monde où l’on assiste à l’extinction des espèces et des cultures ; dans une époque où tout tend vers l’uniformisation au service du profit, de la consommation et de la destruction du vivant ; face à des mouvements nationalistes identitaires qui cherchent à asservir les arts et les cultures dites « régionales », nous posons la question de la nécessité d’un tel engagement, d’un tel festival, si petit soit-il.

Cette réflexion s’inscrit à la fois d’un point de vue politique, sur la place des artistes dans la société, mais aussi à travers les formes artistiques elles-mêmes.

À la barre : Ainize Madariaga.
Pour équipage : les artistes du festival, la direction actuelle, des acteur·rices culturel·les, des penseur·euses, et bien d’autres.