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30ème Rugissement : sous les astres des archipels créoles© François Corneloup

30ème Rugissement : sous les astres des archipels créoles

SAM · 00h00 · ATHARRI - CHAPITEAU


Le trentième Errobiko Festibala s’achève déjà ! Ce temps est venu, celui des braises joyeuses ! Celles qui ont tendu les peaux frappées de baguettes brulantes, et embrasé les cuivres levés vers la lune.
Nous agissons à Atharri, et nous pensons avec le monde.
Des profondeurs du Nordeste brésilien montent les percussions orchestrées par Fawzi Berger : battements anciens, pulsations natives et afro-descendantes, chants aux astres, appels pour rassembler les vivants. La terre est rouge.
Les cuivres de Raphaël Quenehen fendent l’air comme des rapaces, et soufflent : toutes voiles dehors ! Alors que les feux de Paxkal Indo ouvrent des passages entre la nuit, les étoiles et la lune.
Au milieu avance le mystérieux « caboclo de lança », figure mythique des carnavals populaires du Brésil. Il est le gardien bariolé des imaginaires créolisées, celles où le sacré danse avec le populaire. Autour de lui, jouent et virevoltent les artistes du festival, les voix, les chants, les pas de danse retrouvés, dans une folie joyeuse qui rompt le temps d’une nuit les murs et les chaînes qui nous enferment.
Il y a vous, nous, toutes celles et ceux qui ont un jour rêvé, chanté, dansé. Car cette parade n’est pas un défilé. C’est une traversée, une utopie qui bat au rythme des tambours et des souffles créoles enracinés.
Trente ans déjà, et toujours cette même nécessité de lumière, de sororité indocile face aux idées colonisatrices. Cette traversée est une offrande, offerte à la beauté de la nuit, à celles et ceux qui ont un jour inventé Errobiko Festibala, qui sont mortes, qui sont vivantes, et à toutes celles et ceux qui continueront cette marche que l’on a rêvé.


  • Fawzi Berger — percussions
  • Raphaël Quenehen — cuivres
  • Paxkal Indo — feux
  • Musicien·nes et danseur·ses des stages