15h PALABRES - SPECTACLE

                                                                          à Zabaloa – gratuit

“KANTUAREN BEHARRA” II

Les “Solasaldi” sont l’âme du festival, des moments de parole et de musique uniques, durant lesquels public et invités ont l’occasion d’échanger, de se rencontrer. Cette année nous poserons la question du “chant” et du “besoin du chant”. Quels sont ses sens, ses fonctions, quelle est notre relation avec lui, que provoque-t-il ? Pourquoi et comment créer ? Palabres, chant, fraicheur à l’ombre des chênes.

Avec: Danyel Waro, Laura Etchegoyhen et son ensemble…

17h CHOC GAZL

         à Atharri – chapiteau

Errobiko Festibala - Itxassou
© Rémi Angeli

 

Le son cristallin du duo CHOC GAZL se dirige vers une même beauté crue. Poignante de simplicité, la musique se déploie entre ballades à l’aura crépusculaire lumineuse et rythmes enivrants. Une nostalgie, douce, n’est jamais loin. Elle infiltre chaque mélodie et inspire jusqu’aux intentions d’une voix et d’une guitare dont la sobriété amplifie la décharge émotionnelle et la puissance des morceaux. Complété par une batterie aux motifs minimalistes et implacables, la cohésion de l’ensemble se rejoint dans un même et éclatant écho. 

 

Musicienne et vidéaste, Lila Fraysse puise dans le patrimoine occitan les sources de son chant clair, de ses mélismes aiguisés qu’elle fait résonner avec les multiples influences qui l’habitent. Elle expérimente la polyphonie, les timbres, le chant à danser au sein du duo Cocanha et s’empare également de la batterie qu’elle pratique ici avec un brio minimaliste. 

Guitariste autodidacte et hyperactif, Nicolas Lafourest joue avec Forêt, The And, Coddiwomple, Cannibales et Vahinés, Ostaar Klaké…

Son jeu de guitare instinctif et singulier lui permet d’explorer toutes les contrées sonores, mélodiques et fragiles, expérimentales et bruitistes, mais toujours novatrices et sensibles.

Lila Fraysse, chant&batterie
Nicolas Lafourest, guitare électrique

18h30 LAURA ETCHEGOYHEN

                     à Atharri  –  chapiteau         

Errobiko Festibala - Itxassou
©Guillaume Fauveau

 

Laura Etchegoyhen, chant
Pauline Lafitte, chant
Manon Hirigoyen, chant
Alexa Dulin, chant
Ekhi Lambert, chant
Vincent Mougel, chant
Kate Stables, chant
Louise Thiolon, chant
Oihan Oliarj-Ines, chant

Nous l’avions rencontrée au sein du groupe vocal basque Bostgehio sur les albums de Frànçois & The Atlas Mountain, ou encore celui de l’excellent projet Cabane. Laura Etchegoyhen, musicienne, chanteuse, mais aussi cheffe de choeur, nous est apparue comme chanteuse lead invitée sur l’album de Rone & Friends, puis en choeur à nouveau lors de collaborations avec Cheveu ou encore Gaspard Augé (Justice). Il y a deux ans, elle était en tournée avec Voyou, aujourd’hui, elle est membre du groupe Frànçois & The Atlas Mountain.

Laura nous a séduits avec un tout autre projet, plus personnel, où elle s’entoure d’artistes qu’elle affectionne pour mettre en chant/polyphonie ses propres compositions.

En novembre 2021, le Festival Nouvelle(s) Scène(s) et la Scène Nationale Le Moulin du Roc l’invitent pour une résidence de quatre jours dans l’ancienne usine de la Roussille, à Niort. Laura s’entoure alors de Oihan Oliarj-Ines, Louise Thiolon et Vincent Mougel pour ces quatre jours de création.

 

21h CONCERTS ET DANSE à ATHARRI

LYS & Leïla Martial

                         à Atharri  –  salle       

Errobiko Festibala - Itxassou


Direction et chorégraphie
Jon López y Martxel Rodriguez
Interprètes
Katalin Arana
Laura Lliteras
Marina Fullana

Composition musicale
Paula Olaz
Lumières
Andoni Mendizabal
Conception des costumes
Iñaki Cobos
Costumes et scénographie
Cobos Vestuario Escénico

LESAKA – Cie LED SILHOUETTE

LYS est une expérience artistique qui utilise les sens, des éléments de la nature, la géométrie, le mouvement et les arts visuels pour situer l’expérience du spectateur dans le noyau de l’art ; expérimentant et traduisant comment nous percevons, ressentons et donnons forme au monde qui nous entoure. Ce travail se base sur une recherche profonde autour de la lumière, tant comme élément scénique que comme symbole de l’espoir.

« Dans la situation que nous traversons actuellement, en manque de lumière, nous voulons plsu que jamais plonger le public dans un voyage lumineux et hypnotique, en l’invitant à se sentir ne faire qu’un avec ce paysage, à penser, à se consolider ». Ce travail recherche et partage l’art de l’odyssée, où trois artistes talentueuses ne font qu’un pour créer une trinité de vigueur, de futurisme et tendresse.

« Nous n’avons pas besoin d’autres mondes, nous avons besoin d’un miroir »

Andrei tarkovski

Pour l’occasion, Leïla Martial improvisera son chant dans toute sa verticalité avec le ballet LYS, ce qui promet un moment unique!

DANYÈL WARO

  à Atharri  –  salle

Errobiko Festibala - Itxassou

LA RÉUNION – Maloya

 

Danyèl Waro est resté fidèle à la tradition acoustique du maloya, le blues de la Réunion, et il en est le “héros” reconnu. Musicien et poète, il sait faire chanter le créole avec une émotion sans pareil: “Pour moi le maloya, c’est d’abord le mot”, précise-t-il. “Je cherche la cadence, l’image, le rythme dans le mot. Grâce au maloya, j’ai pris du recul par rapport à la philosophie cartésienne, aux jugements trop conceptuels. Le maloya m’a remis en accord avec la Réunion, avec les gens, avec notre langue”.

 

Longtemps occulté, le maloya a été relancé dans les années 70 par les mouvements indépendantistes avant de renaître dans les années 80. Et Danyel Waro a su avec talent permettre au maloya de retrouver son sens originel et porter un message de révolte, d’espoir et de courage en faisant prendre conscience à de nombreux Réunionnais de l’importance de leur patrimoine culturel. En créole, il dénonce les nouvelles formes de dépendances qui ligotent encore l’île à l’état français.

 

 

Danyel Waro cisèle ses mots avec le même soin, le même amour des choses bien faites qu’il peaufine les instruments en les fabriquant : le kayanm, un instrument plat fabriqué à partir detiges de fleurs de canne et rempli de graines de safran sauvage, le bob fait d’une corde tendue sur un arc et d’une calebasse comme caisse de résonance, et le roulèr, gros tambour monté à partir d’une barrique de rhum sur laquelle on tend une peau de boeuf.

Comme l’écrit Richard Robert, (dans Les Inrockuptibles) : « La rage abrupte, la tranchante sagesse de ses textes se marient dans une forme de transe qui n’est pas vécue comme une fuite, une perte contrôlée volontaire de l’esprit et des sens, mais au contraire comme la recherche d’une clairvoyance supérieure, unissant dans un même élan la pensée, la parole et le geste ». Perpétuel insoumis, Danyel Waro met en avant sa « batarsité », titre d’une de ses chansons emblématiques écrite en 1987. Ni blanc, ni noir, le Réunionnais est  « tortiyé kaf yab malbar » (mélangé noir blanc indien) : si la recherche de son origine l’emmène dans une impasse, l’addition de tous ces mélanges fait sa force.

PROGRAMME JOUR PAR JOUR 

Pré-Festival : vendredi 15samedi 16 juillet

Festival : jeudi 21vendredi 22samedi 23dimanche 24 juillet

BIENTÔT EN TÉLÉCHARGEMENT